Le monde de l’horlogerie de luxe est en pleine ébullition en ce début d’année 2026. Entre le départ fracassant du CEO de TAG Heuer et la vente stratégique de Baume & Mercier par le groupe Richemont, les cartes sont totalement rebattues pour ces deux institutions historiques.
TAG Heuer : Antoine Pin s’en va sur fond d’enquête interne
C’est un départ aussi brutal qu’inattendu. Seulement un an et demi après sa nomination à la tête de TAG Heuer, Antoine Pin quitte ses fonctions. Si les premiers communiqués évoquaient un départ pour « raisons personnelles », les révélations récentes dressent un tableau bien plus sombre.
Selon des informations rapportées par BFM Business, ce départ ferait suite à une enquête interne menée au sein de LVMH. Des salariées de la manufacture auraient dénoncé des faits de harcèlement moral et sexuel. Ces plaintes auraient déclenché une procédure de conformité (compliance) extrêmement rapide, menant à l’éviction immédiate du dirigeant.
Ce mouvement laisse la marque phare du pôle horloger de LVMH dans une période d’incertitude, alors qu’Antoine Pin était censé incarner la continuité de la stratégie premium impulsée par Frédéric Arnault.
Baume & Mercier : Richemont cède sa marque bicentenaire au groupe Damiani

(Baume & Mercier Clifton Baumatic 10758)
Pendant que LVMH gère cette crise de gouvernance, le groupe Richemont a finalisé une opération majeure : la cession de Baume & Mercier. La marque suisse, fondée en 1830, quitte le giron du géant du luxe (propriétaire de Cartier et IWC) pour rejoindre le groupe de joaillerie italien Damiani.
Baume & Mercier, malgré le succès critique de sa ligne Riviera et de son mouvement manufacture Baumatic, peinait à trouver sa place au sein d’un portefeuille Richemont de plus en plus tourné vers la très haute horlogerie.
Pour Damiani, cette acquisition est une opportunité stratégique de renforcer sa division horlogère avec une marque patrimoniale reconnue. Pour Baume & Mercier, c’est l’espoir d’un second souffle et d’une plus grande autonomie décisionnelle sous pavillon italien.
Un début d’année sous tension pour les géants du luxe
Ce « mercato » version 2026 illustre la fin d’un cycle pour certains groupes. D’un côté, une tolérance zéro affichée par LVMH face aux dérives managériales, même au plus haut sommet de la hiérarchie. De l’autre, une rationalisation des portefeuilles de marques chez Richemont, qui préfère se séparer de ses actifs les moins rentables pour se concentrer sur ses locomotives.
L’année horlogère 2026 ne fait que commencer, mais elle s’annonce déjà comme celle de toutes les restructurations.
La manuf’ n’a rien de jurasienne. Erreur grossiere sur fond d’intox….
Bonjour,
Abus de langage corrigé. Merci !