Dans la famille Breguet, donnez-moi la collection Classique

Dans la famille Breguet, donnez-moi la collection Classique

L’étymologie du terme classique

L’ouvrage le Littré détermine qu’une des étymologies du terme classique concerne : « auteur, poète, ouvrage classique, celui qui est regardé comme un modèle ». On pourrait agrandir l’attribution de classique à toute personne qui excellerait dans la maîtrise de son art et dont les créations serviraient de modèles. Par conséquent, d’une certaine manière on peut affirmer que Breguet est un horloger classique. Sa nomination de maître horloger en 1784 renforce ce statut. Ses nombreuses inventions et créations ont été des sources intarissables de repères pour les générations d’horlogers.

Quoi de plus intuitif que la littérature lorsqu’on parle du classique ? Et bien ce sont ses auteurs. Sans eux le monde littéraire ne compterait pas autant de chefs-d’œuvre.

L’adage « les grands esprits sont faits pour se rencontrer » est illustré par les grands auteurs du XIXe siècle qui parlaient de Breguet : les « grands » de ce monde et de l’univers de la littérature portaient des montres Breguet. Dans son récit de voyage intitulé Rome, Naples et Florence, Stendhal écrivait : « Breguet fait une montre qui, pendant vingt ans ne se dérange pas (…) » La technique de Breguet se voit donc consacrer dans ces œuvres littéraires.

1972, date de lancement de la collection Classique : réponse à une crise du quartz naissante.

La finance eut sa crise de 29, l’horlogerie celle crise du quartz. Durant une décennie (1975-1985), elle aura causé la mise à mort des trois quarts des maisons horlogères suisses.

De fait, cette technologie du quartz permettait d’avoir une montre plus précise grâce à une fréquence plus élevée du balancier : lorsqu’un courant électrique parcourt les cristaux de quartz (d’où la présence d’une pile) ils se mettent à vibrer à une très haute fréquence et de façon stable et continue.

L’industrialisation de ces mouvements en 1969 par l’entreprise japonaise Seiko a chamboulé l’équilibre de l’horlogerie helvétique qui s’était contenté de garder son mode de production de montre principalement mécanique. Certaines marques ont décidé de délaisser leurs modèles mécaniques pour ne simplement que produire des montres à quartz mais pas Breguet. L’entreprise alors dirigée par les frères Chaumet décida de sortir en 1972 une nouvelle collection reprenant ce qui faisait l’ADN de la maison :

  • Un cadran guilloché en or massif ;
  • Des aiguilles Breguet « pomme » ;
  • Un boîtier à la carrure cannelée ;
  • Les attaches de bracelet soudées ;
  • Un fond transparent en verre saphir ;

Breguet Classique 1972
(Premier modèle présenté en 1972)

Même si le premier modèle est doté d’une certaine simplicité, la collection va très vite rassembler en son sein des modèles qui feront honneur à leur créateur sur le plan des innovations. Le développement et le brevetage en 2010 du pivotement magnétique (il permet d’atteindre une plus haute fréquence et donc une plus grande précision et cela grâce à l’utilisation de nouveaux matériaux tels que le silicium.) en est un parfait exemple.

Cette collection comprend 6 sous séries :

Breguet La Classique
La classique (déclinée en différents modèles)

Breguet La classique chronométrie
La classique chronométrie

Breguet La classique réveil du Tsar
La classique réveil du Tsar

Breguet La classique musicale
La classique musicale

Breguet La classique chronographe
La classique chronographe

Breguet La classique Hora Mundi
La classique Hora Mundi

Cette collection ratisse les différents types de montres ce qui fait qu’elle est complète. Si son objectif était de permettre à Breguet de faire face à la crise du quartz en rappelant les origines de la maison, cette même collection est devenue un des piliers de la maison, mais aussi un terrain favorable aux innovations.

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