Mr Montre Actualités des montres Amida Digitrend : une montre casquette très Retour vers le futur

Amida Digitrend : une montre casquette très Retour vers le futur

493
amida digitrend une min

Rien ne ressemble plus à une montre qu’une autre montre ? Faux ! Il suffit de croiser le chemin de la Amida Digitrend Take-Off Edition, une version néo-vintage de la montre casquette Digitrend sortie il y a près de 50 ans, pour avoir la preuve du contraire. Et si Amida a fait faillite en 1979, la société renaît aujourd’hui de ses cendres grâce à Matthieu Allègre (designer horloger), Clément Meynier (le fondateur de Depancel) et Bruno Herbet (ingénieur en micromécanique horlogère et constructeur horloger).

Amida : 1925 – 1979, 54 ans d’histoire horlogère

C’est en 1925 en suisse que la société Amida voit le jour. Elle fera faillite en 1979. Implantée d’abord à Grenchen sous l’impulsion de Joseph Zwahlen puis à Montreux sous la direction de Ernest Triebold en 1949, la marque a développé de nombreux modèles en recherchant la modernité et en collant aux tendances de son époque.

Elle est connue entre autres pour avoir adopté, juste après la guerre, un mouvement équipé d’ancre à goupille ou ancre à vue, avec un échappement du type « Roskopf », assemblé sur leurs propres ébauches manufacturé à Granges et estampillé du poinçon AMIDA. Le but ? Proposer des montres bon marché qui ont permis à la marque de rester compétitive au début des années 1970.

amida digitrend ad
La Digitrend d’Amida présentée en 1976

Amida Digitrend : une première remarquée en 1976

Mais ce qui a réellement fait connaître Amida, c’est la Digitrend, une montre casquette présentée à la foire de Bâle en 1976.

Elle était alors propulsée par deux types de motorisation : un mouvement à ancre à vue (1 rubis) et un mouvement à ancre à goupille (17 joyaux), proposant un principe d’indication horaire avec un disques d’heures sautantes et un disque de minute trainante. Puisqu’il n’y a pas d’affichage lumineux ou électronique, quel est donc le secret de l’affichage digital vertical des heures et des minutes ?

Il s’agit d’un effet optique créé par un prisme en plastique en forme de triangle servant de cristal de la montre. Le principe, ingénieux et finalement plus simple qu’il n’y paraît, est celui du périscope d’un sous-marin. L’image horizontale est projetée verticalement. AMIDA a baptisé ce procédé LRD (pour « Affichage Réfléchissant la Lumière »). Il s’agit donc de l’une des premières « drivers watches », à savoir des montres pour conducteurs automobiles. Il n’est en effet pas nécessaire de tourner le poignet pour lire l’heure.

amida digitrend take off edition 3 4

Amida Digitrend : une nouvelle version en 2024

Cette année, c’est une nouvelle version, modernisée, de la Digitrend qui est proposée. Baptisée Amida Digitrend Take-Off Edition, elle reprend tout d’abord les fondamentaux des pièces de 1976.

Le boîtier (39 mm de diamètre) de type carrosserie, réalisé en acier inoxydable 316 L et usiné dans la masse a été affûté. Légèrement redessiné, il a désormais plus de finesse (15,6 mm) et de meilleures finitions tout en lui conservant son impression de fluidité. Cette boîte originale, étanche à 50 mètres, bénéficie désormais d’une ouverture spécifique du fond, dévoilant l’organe réglant du mouvement mécanique à remontage automatique.

Il s’agit du calibre suisse Newton de Soprod (23 rubis), battant à la fréquence de 28 800 alternances par heure (4 Hz) et disposant de 44 heures de réserve de marche.

Pour le reste, signalons que la nouvelle Digitrend pèse 110 grammes et qu’elle est livrée avec un bracelet tissu en alcantara anthracite avec doublure en cuir de veau orange (entre corne de 22 mm). La boucle est en acier.

Prix : 3 500 €, précommandes du 1er au 15 juin 2024. Livraisons prévues en octobre

amida digitrend take off edition front amida digitrend take off edition caseback amida digitrend take off edition module amida digitrend take off edition side amida digitend take off edition discs

 

Rédigé par

Passionné de nouvelles technologies et de web depuis la fin des années 1990, Alexandre s'intéresse aux montres connectées et mécaniques depuis quelques années déjà. Pour se donner l'illusion de maîtriser son temps à défaut de le prendre !

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A découvrir

12 grand seiko une min

Grand Seiko : des ventes de bracelets multipliées par 4 !

Et si le point faible de Grand Seiko… devenait son point fort...

serica tuxedo une min

Serica Réf. 6190 TXD : cadran Tuxedo et certification COSC

La jeune maison horlogère indépendante Serica poursuit sa montée en gamme et...

moonswatch cold moon une min

MoonSwatch Cold Moon : la montre Reine des neiges ?

Stratégie marketing foireuse ou idée de génie qui sera un jour enseignée...

swatch ai dada une min

Swatch AI-DADA : l’IA au service de la montre « unique »

Fidèle à son héritage artistique et disruptif, Swatch vient de franchir une...