Changement d’heure : mode d’emploi du passage à l’heure d’hiver

Chaque année, c’est un peu la même chose, le passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été et vice versa soulève bon nombre de doutes mais aussi de débats quant au bien fondé de ce système.

Les origines de ce changement

C’est tout d’abord Benjamin Franklin qui, dans son journal français en 1784, évoque pour la première fois l’idée de changer l’heure afin de faire des économies d’énergie.

En 1916, l’Allemagne est le premier pays à appliquer ce changement, suivi de l’Angleterre, puis de la France. Après la guerre, cependant, les français décident d’abandonner cette démarche qui leur rappelle trop la période d’Occupation sous le Régime de Vichy.

En 1973, à la suite du premier choc pétrolier ayant entraîné une hausse de l’or noir et donc de l’électricité, l’Hexagone, alors sous gouvernement de Jacques Chirac, approuve à nouveau le changement d’heure. L’objectif ? Limiter la consommation d’électricité en faisant mieux correspondre les heures d’éclairage aux horaires d’ensoleillement puisque le soleil se couche plus tôt en hiver.

Depuis 1998, ce système est appliqué à l’ensemble de l’Union Européenne, sauf en Islande.

Le passage à l’heure d’hiver

Attention, on parle d’ici de l’hiver dans l’hémisphère nord ! Il consiste à reculer votre montre d’une heure. Ce changement a lieu le dernier dimanche du mois d’octobre. Pour 2016, il se produira dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre, à 3h du matin. Il ne sera donc plus 3h mais 2h du matin. L’heure d’hiver est effective jusqu’au dernier dimanche de mars.

De l’autre côté de l’Atlantique, en revanche, les pendules ne sont pas mises à la même heure. En effet, le Canada et les États-Unis ont choisi un autre weekend pour changer d’heure, à savoir le premier dimanche de novembre pour l’hiver et le deuxième dimanche de mars pour l’heure d’été.

Outre l’Islande, il existe de nombreux pays où le changement d’heure n’est pas appliqué, comme par exemple les DOM-TOM, la Russie, le Japon ou encore la Corée du sud.

Des pour et des contre

Le changement d’heure ne fait pas l’unanimité. Il fait effectivement l’objet de nombreuses interrogations et débats, notamment en raison des perturbations qu’il entraîne sur le rythme biologique (« troubles du sommeil, de l’appétit, de la capacité de travail, voire de l’humeur »). Le passage d’une heure à une heure bouleverse le corps mais aussi les habitudes quotidiennes, le domaine professionnel et les transports.

Garder ce système ou l’abandonner ? Chaque pays de l’UE est libre de choisir mais le gouvernement semble décidé à conserver cette mesure pour l’instant. De notre côté, nous verrons le positif en prenant l’éternelle excuse « une heure de sommeil en plus » pour compenser l’arrivée de la grisaille et du froid !

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