Dans la famille BREGUET, donnez-moi la Reine de Naples

Dans la famille BREGUET, donnez-moi la Reine de Naples

D’une commande anodine, Breguet a permis à l’horlogerie de faire une grande avancée technique. La montre bracelet se voyait conforté dans son éclosion. Et tout ça en très grande partie grâce à Caroline Murat, petite soeur de Napoléon et Reine de Naples.

Cette montre fut commandée par Caroline Murat, Reine de Naples et petite sœur de Napoléon Bonaparte. Cette personnalité de l’Empire était une fidèle cliente chez Breguet. En effet, de 1805 (début de ses achats) à 1814 on compte pas moins de 34 montres et horloges. Cet attrait pour les belles choses allait de pair avec sa volonté d’expansion de l’art français. C’est pourquoi elle s’empressa durant son règne napolitain de promouvoir et d’encourager les arts et faire connaître les peintres, les artistes de la mode et de l’horlogerie française.

Registre Reine de Naples

Une ambassadrice de premier choix pour Breguet.

Sa soif pour l’art horloger l’a poussée, en 1810, à passer une commande toute particulière, estimée à 5 000 francs, concernant « une montre pour bracelet à répétition ». Cette commande deviendra la montre n°2639, une première pour Breguet et pour le monde horloger. En satisfaisant cette commande, Abraham Louis Breguet va conforter une tendance qui avait vu le jour 10 ans plutôt dans les ateliers Jaquet Droz et qui va éclore complètement en 1880.

Des archives permettant de rêver cependant…

Se plonger dans les archives permet de faire un voyage spatio-temporel et d’entrer au quai de l’horloge et passer la tête par-dessus l’épaule du génie qu’était A.L Breguet. Ces imposants livres vont cependant nous délivrer peu d’informations ou bien alors suffisamment pour nous imaginer cette montre n°2639. À vous de voir !

De simples informations d’archives à une montre purement féminine

La description donnée par les archives nous informe seulement que cette montre est une répétition de forme oblongue pour bracelet. De plus, elle possède un échappement à ancre et est dotée d’un thermomètre.

Continuons notre doux voyage en quittant les années 1810 pour arriver en 1849, année où, la Comtesse Rasponi, quatrième et dernière enfant du couple Murat, passa la porte de l’atelier pour y déposer une certaine montre n°2639.
L’admiration du scribe alimente notre imagination par ces quelques mots : « montre à répétition très plate n°2639, cadran d’argent, chiffres arabes, à thermomètre et avance-retard hors du cadran, ladite montre s’ajustant dans un bracelet en cheveux garnis d’or, à la volonté, clé simple d’or, un autre bracelet garni d’or également, dans un étui de maroquin rouge. »

D’un modèle royal perdu à une collection

Nicolas Hayek

Le rachat en 1999 de Breguet par Swatch Group mit fin à la rêverie pour la remplacer par la contemplation. On doit ce changement à Nicolas Hayek. Ce dernier fit renaître Breguet, mais aussi redonna au monde des modèles horlogers hors pair.
L’analyse des archives, comme nous l’avons fait, s’est changée en la mise en place d’une nouvelle collection en 2002: la Reine de Naples.

BREGUET la Reine de Naples
(Premier modèle de la collection Reine de Naples présentée au Baselworld de 2002)

On troqua la forme oblongue pour une forme ovoïde et on la présenta au grand public au salon de Bâle en Suisse. Depuis ce jour, cette collection s’est complétée par différents modèles qui sont tous frappés par une touche de féminité, de finesse et de prouesse technique.

collection Reine de Naples
On retrouve tout d’abord la Reine de Naples Princesse Mini 9818, puis la Reine de Naples Jour/Nuit et enfin la Reine de Naples Perles impériales.

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