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Rachat de Fitbit par Google : la Commission européenne enquête…

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C'est officiellement il y a déjà presque un an, en novembre 2019 pour être précis, que Google a annoncé son intention de racheter l'américain Fitbit, géant des objets connectés - montres et trackers d'activité - pour sportifs. Montant de la transaction : 2,1 milliards de dollars, soit environ 1,8 milliards d'euros. Mais alors que ce rachat devait être finalisé cette année, il semble que Google doive encore prendre son mal en patience, la faute à ses concurrents et aux associations de consommateurs qui voient d'un mauvais œil ce rapprochement...

Fitbit : un géant des données personnelles de santé

Car Fitbit est en effet l'un des leaders mondiaux des smartwatchs et autres objets connectés pour sportifs. Et en développant à la fois une solution matérielle et logicielle, la société américaine fondée en 2007 est assise sur une véritable mine d'or. Avec un parc installé de plus de 21 millions d'objets connectés écoulés depuis sa création selon les informations recueillies par le NPD Group, ce sont autant d'informations personnelles de santé qui attisent la convoitise de Google mais aussi des organisations de consommateurs et des différents régulateurs européens des données personnelles. Si le rachat de Fitbit par Google est validé, qui peut en effet s'assurer que les données personnelles de ces millions d'utilisateurs de produits Fitbit ne se retrouveront pas mises en vente et/ou utilisées pour enrichir les services de Google via pourquoi pas, des résultats de recherche personnalisés en fonction de certaines pathologies détectées (surpoids, diabète, faible ou forte activité physique...) ? Dans le même ordre d'idée, la Commission craint que ce rachat puisse accroître la position dominante de Google.

Google Fitbit

Commission européenne : un rachat ? Oui mais...

Fort de ce constat, et devant les craintes de la Commission européenne, chargée de faire respecter le droit à la concurrence dans l'Union européenne, Google a tenté de changer son fusil d'épaule une première fois le 13 juillet dernier. L'objectif était alors d'isoler certaines données personnelles de Fitbit pour "interdire leur utilisation par Google à des fins publicitaires", comme le précisait le géant de la recherche sur Internet. Proposition rejetée en août : la "Commission considère que l’engagement concernant le silo de données proposé par Google est insuffisant pour lever complètement les doutes sérieux recensés à ce stade en ce qui concerne les effets de l’opération", annonçait-elle dans un communiqué de presse.

Résultat : la Commission vient d'ouvrir une "enquête approfondie" suite au rachat de Fitbit par Google. Elle se laisse jusqu'au 9 décembre prochain pour rendre sa décision. En attendant, Google continue son lobbying en rappelant que cet "accord concerne les appareils, pas les données. Le secteur des wearable est très encombré, et nous pensons que la combinaison des efforts matériels de Google et de Fitbit augmentera la concurrence dans le secteur, au bénéfice des consommateurs et rendra la prochaine génération d'appareils plus performante et plus abordable. Tout au long de ce processus, nous avons clairement réitéré notre engagement à ne pas utiliser les données de santé et de bien-être Fitbit pour les publicités Google".

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